Mare Durabilis fondationMare Durabilis fondation
Fonds de dotation Mare Durabilis

Un fonds dédié pour accélérer les projets au service d’une mer vivante

Une priorité pour la filière pêche méditerranéenne.

Objet du fonds — Le Fonds a pour objet, dans un but non lucratif et une finalité d’intérêt général, de réaliser ou de soutenir toute action à caractère environnemental, scientifique, social et/ou éducatif visant à accompagner la transition durable du secteur de la pêche en Méditerranée, notamment à travers la régénération de ses écosystèmes.
La Méditerranée française

Les spécificités de la filière pêche méditerranéenne

01

Petits métiers

En savoir plus +

Une flotte majoritairement artisanale et côtière, économiquement fragile.

02

Populations marines à régénérer

En savoir plus +

Renforcer le suivi scientifique des écosystèmes et des populations marines pour mieux guider l’action et permettre le retour d’une Méditerranée vivante, riche et abondante.

03

Un espace partagé et restreint

En savoir plus +

Cohabitation forte avec les autres usagers ; une ressource partagée avec des États riverains aux capacités de gestion hétérogènes.

04

Réchauffement climatique

En savoir plus +

La Méditerranée se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale : vagues de chaleur marines, déplacement des espèces, perte de biodiversité, fragilisation des écosystèmes.

Pourquoi un fonds de dotation

Un outil d’intérêt général pour agir autrement

01

Reprendre l’initiative

Sortir de la posture défensive et proposer un avenir désirable pour la pêche et pour la Méditerranée. Les pêcheurs animent la conversation sur la santé du milieu au lieu de la subir.

02

Sortir de la dépendance aux aides publiques

Les aides publiques ont des critères stricts et des délais longs, et ne répondent pas aux besoins les plus critiques de la filière. Le fonds permet d’y répondre sans dépendre d’un appel à projets ou d’une décision politique.

03

Un laboratoire d’expérimentation

Faire émerger et accélérer la mise en œuvre de projets innovants, tout en expérimentant de nouveaux modèles économiques et organisationnels.

Nos enjeux

Ce que nous voulons faire de cet outil

Cinq objectifs, portés par les pêcheurs, guident les programmes et les projets du fonds.

01
Restaurer durablement les écosystèmes marins méditerranéens
+
01

Restaurer durablement les écosystèmes marins méditerranéens

8 M t
de plastique finissent chaque année dans les océans, dont une part se fragmente en microplastiques persistants.
50 %
des habitats marins sont considérés comme dégradés ou sous pression.

Protéger l’environnement et les habitats marins est au cœur de notre engagement, car c’est une condition indispensable à la pérennité de la pêche méditerranéenne.

Les pêcheurs ont exprimé une volonté claire : participer activement à l’entretien et au suivi des zones de régénération, mieux comprendre les sources de dégradation des milieux et contribuer à leur restauration.

02
Sécuriser l’avenir économique des entreprises de pêche
+
02

Sécuriser l’avenir économique des entreprises de pêche

5
familles de missions rémunérées : sensibilisation · restauration · données · patrimoine · tourisme durable.

Dynamiser la diversification des activités, en proposant des missions d’intérêt général rémunérées aux pêcheurs : missions de sensibilisation, de restauration des milieux, de collecte de données, de découverte du patrimoine maritime et de tourisme durable.

03
Accompagner la transition énergétique et technique des flottes en favorisant une culture d’innovation
+
03

Accompagner la transition énergétique et technique des flottes en favorisant une culture d’innovation

80 %
des débarquements en criée en Méditerranée française proviennent du chalut : sans modernisation, les criées ferment.
> 40 %
de charges de carburant pour les chalutiers : réduire la dépendance, c’est réduire la pression économique.
Engins de pêche

Les pêcheurs méditerranéens ont fait un choix clair : mieux cibler, mieux préserver, mieux valoriser.

Faire évoluer les pratiques passe par des engins plus sélectifs, l’adaptation des maillages, la modernisation des navires et une amélioration continue des techniques, pour limiter l’impact sur les juvéniles et les habitats sensibles.

Décarbonation des flottilles

La modernisation de la flottille chalutière artisanale est prioritaire : le navire est au cœur de la performance économique, de l’impact environnemental et de la qualité des captures.

Les pêcheurs soutiennent la construction d’un navire neuf répondant aux nouveaux enjeux : coque plus légère et performante, motorisations moins dépendantes des énergies fossiles, solutions innovantes de traitement et de sélection des captures.

04
Produire et valoriser de la connaissance environnementale en mer
+
04

Produire et valoriser de la connaissance environnementale en mer

18 → 50 %
de débarquements durables en France entre 2000 et 2024 : la part a plus que triplé.
67 %
des stocks évalués en Méditerranée restent en mauvais état.
17 %
des stocks évalués en Méditerranée occidentale sont en bon état biologique.

Contribuer à la gestion des espèces et au suivi des aires marines protégées. Les pêcheurs défendent une approche cohérente, intégrant l’évaluation des stocks dans l’ensemble des politiques et des usages de la mer : stratégie pour le milieu marin, aires protégées, restauration des habitats, énergies marines.

Comprendre l’état des populations ne suffit pas : il faut relier ces données aux transformations des milieux, au climat et aux nouveaux usages.

Les travaux récents sur les petits pélagiques montrent que la baisse de la sardine et de l’anchois ne tient pas à la seule pression de pêche, mais aussi à des déséquilibres à la base de la chaîne alimentaire, au niveau du plancton.

05
Reconstruire l’image publique et la légitimité sociétale de la pêche
+
05

Reconstruire l’image publique et la légitimité sociétale de la pêche

4
usages à concilier : pêche · énergies marines · transport · tourisme.
Aires marines protégées
les pêcheurs contribuent à leur suivi scientifique.

La mer n’est pas un espace vide : c’est un territoire vivant, partagé entre de multiples usages — pêche, énergies marines, transport, tourisme.

Pour les pêcheurs méditerranéens, ces espaces sont des lieux de travail, de transmission et de vie ; des familles entières dépendent de l’accès à ces zones et contribuent à la sécurité alimentaire.

Favoriser la coactivité, c’est faire reconnaître la pêche comme partie prenante légitime de la gestion de la mer, associée aux décisions sur les aires marines protégées, les énergies marines et la stratégie pour le milieu marin.

En participant au suivi scientifique, en ouvrant leur bord au public et en rendant compte de leurs pratiques, les pêcheurs redeviennent les premiers témoins et gardiens de la mer.

Mare Durabilis

La fondation

Fondé par la société coopérative maritime des pêcheurs de Sète Môle (OP SATHOAN) suite à une concertation avec l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) · Sète

Notre histoire

Une réflexion partagée entre la science et la pêche

Mare Durabilis est né d’une réflexion partagée entre deux acteurs engagés de longue date en faveur de la Méditerranée et de la gestion durable de ses ressources : Bertrand Wendling, directeur général de l’Organisation de Producteurs SATHOAN, et Maria Ruyssen, directrice de la station Ifremer de Sète. À la croisée de leurs expériences respectives, l’une issue du monde scientifique et de la connaissance des écosystèmes marins, l’autre de la gestion des pêcheries et de l’accompagnement des professionnels, ils ont partagé le constat de la nécessité d’aller plus loin et d’accélérer les transformations déjà engagées en Méditerranée.

De leurs échanges a émergé l’idée de créer un outil capable de rapprocher science, professionnels de la mer et acteurs économiques, tout en mobilisant de nouvelles sources de financements, notamment privées, au service de projets concrets et ambitieux.

Mare Durabilis est ainsi né de cette volonté commune : contribuer à inventer un modèle méditerranéen conciliant avenir économique des filières maritimes, gestion durable des ressources et régénération des écosystèmes de notre Mare Nostrum.

Le manifeste des pêcheurs
«Nous, les pêcheurs, souhaitons créer une communauté au sein d’une nouvelle organisation : Mare Durabilis.
Le moyen

Créer de nouveaux modèles économiques en combinant fonds de dotation, création d’entreprises innovantes, fonds d’investissement, groupement de moyens et d’emplois.

01

Nous souhaitons renforcer l’attractivité et la résilience du métier pour maintenir la sécurité alimentaire et la dynamique territoriale.

  • Partager les investissements de modernisation, mutualisation de bateaux et personnels, mettre en place des dispositifs de formation.
  • Mieux valoriser nos produits pour pêcher moins et préserver davantage.
02

Nous souhaitons diversifier nos activités pour maintenir un revenu stable tout en perpétuant notre savoir-faire.

  • Construire des programmes d’intérêt général : recueil de données, actions de valorisation de la biodiversité, restauration écologique.
  • Organiser des sorties en mer à des fins éducatives et touristiques : science participative, sensibilisation.
03

Face à une mer convoitée, nous voulons protéger et préserver les zones de pêche.

  • Co-assurer le suivi des aires marines protégées pour préparer les pêches de demain.
  • Promouvoir un modèle de co-activité intégrant pleinement la pêche aux côtés des autres acteurs de la Méditerranée.
  • Participer à l’identification des sources de dégradation des milieux et les réduire dans une stratégie cohérente.
04

Nous choisissons une transition équilibrée et scientifiquement fondée.

  • Privilégier des solutions proportionnées, co-construites, et réellement efficaces plutôt que les approches fondées uniquement sur les interdictions spatiales.
  • S’appuyer sur la connaissance réelle du milieu : associer expertise scientifique, savoir empirique des pêcheurs et données de terrain.
05

Nous voulons innover pour une pêche plus sélective, plus sobre et plus durable.

  • Concevoir des navires plus sobres et moins dépendants des énergies fossiles.
  • Concevoir des engins plus sélectifs et améliorer nos pratiques.
  • Concevoir des solutions contribuant à la restauration des écosystèmes (récifs artificiels, engins de collecte de microplastiques).
→

Ce manifeste vous parle ?

Les fondateurs

Garants de l’indépendance et de la vision du Fonds

Les Fondateurs sont les garants de l’indépendance et de la vision du Fonds. Ils participent à la sélection des futurs Fondateurs afin de préserver, dans le temps, l’esprit et les valeurs qui nous animent.

Fondateur initial

SATHOAN

Société coopérative maritime des pêcheurs de Sète Môle, organisation de producteurs.

Premier nouveau fondateur

CRPMEM Occitanie

Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins d’Occitanie.

Premier nouveau fondateur

OP du Sud

Organisation de producteurs de la pêche méditerranéenne.

Gouvernance

Le conseil d’administration

Trois membres personnes morales, chacune représentée par un administrateur : un pêcheur, la structure fondatrice et l’Ifremer.

Président

Jean-Baptiste Gaubert

CRPMEM Occitanie

Patron pêcheur, vice-président du CRPMEM Occitanie.

Trésorier

Bertrand Wendling

SATHOAN

Directeur général de la SATHOAN, vice-président du conseil consultatif européen des pêches.

Secrétaire

Maria Ruyssen

Ifremer

Directrice de la station Ifremer de Sète.

L’équipe

Le chef de projet

Clément Chardon

Chef de projet

Coordination de l’écosystème, concertation avec les partenaires, définition et déploiement des programmes, identification, mise en œuvre et financement des projets. Poste salarié envisagé au sein de l’association Mare Durabilis, avec mise à disposition du fonds à hauteur de la quote-part de temps consacrée à son fonctionnement.

Gouvernance élargie

Les comités consultatifs en constitution

Le conseil d’administration, resserré pour démarrer, s’élargira à douze membres. Trois comités consultatifs éclairent la sélection des projets ; en phase 2, chacun élira en son sein trois membres appelés à siéger au conseil d’administration.

01

Comité des pêcheurs

La voix des professionnels : réalités du métier, faisabilité des projets, mobilisation de la flotte.

02

Comité scientifique

La rigueur des connaissances : état des milieux, protocoles de suivi, évaluation des résultats.

03

Comité des partenaires économiques et institutionnels

L’ancrage territorial : financeurs, collectivités, acteurs de la mer et du littoral.

Nos partenaires

Créé par la filière, avec ses partenaires

Crédit Maritime
Union européenne
L’Europe s’engage
République française
Région Occitanie

Soutenir la fondation

Chaque don finance un programme identifié dont vous suivez les résultats. Le fonds émet un reçu fiscal pour chaque don.

Mare Durabilis · Fonds de dotation

Nos appels
à projets

Quatre programmes d’action ouverts à la filière, à la recherche et aux territoires.
Programme d’action P1

Connaître et suivre les milieux marins

Période 2026 – 2029
Appel à projets ouvert
Cadre DSF Méditerranée

01Contexte

Les entreprises de pêche font face à une inquiétude croissante : sur le terrain, elles observent des sardines et d’autres espèces de plus en plus petites, année après année, et s’interrogent sur l’évolution de cette situation dans les prochaines années.

À leurs yeux, plusieurs pressions se conjuguent. Le changement climatique modifie progressivement les conditions du milieu marin, notamment la température de l’eau, les courants et la disponibilité des ressources alimentaires. À cela s’ajoutent les pollutions d’origine terrestre et marine : apports de contaminants et de nutriments depuis les bassins versants, rejets et déchets en mer, hydrocarbures, micropolluants ou encore plastiques. Ces pressions peuvent affecter la qualité du milieu, les organismes marins et, plus largement, les équilibres dont dépendent les ressources halieutiques.

Face à ces évolutions, une question se pose : dans quelle mesure ces différentes pressions contribuent-elles à l’évolution des écosystèmes marins, lagunaires et côtiers, et comment mieux caractériser leurs effets ?

Pour répondre à ces enjeux, Mare Durabilis a construit le programme « Connaître et suivre les milieux ». Il s’appuie sur les priorités définies dans le Document stratégique de façade Méditerranée (DSF). Chaque projet soutenu dans le cadre de ce programme suit une même logique :

01Objectif du DSF
02descripteur du bon état écologique
03besoin identifié
04projet

Le besoin peut être de combler une lacune de connaissance, développer un outil d’observation, renforcer la collecte de données en mer ou informer un public. La section « Les régimes de soutien » précise cette démarche pour chaque régime.

Cette approche inscrit les projets dans les dispositifs de suivi existants et facilite la comparaison des résultats entre projets et territoires.

02Objectif du programme

Contribuer à compléter la connaissance nécessaire pour comprendre les évolutions observées et orienter l’action.

03Participer au programme

Appel à projets P1ZIP 1,6 MoCahiers des chargesEn cours de rédaction
Programme d’action P2

Restaurer les écosystèmes

Appel à projets en construction
Cadre DSF Méditerranée
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En construction
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01Notre constat

  • 01

    La ressource se raréfie et les captures baissent, année après année.

  • 02

    Tant que les milieux ne sont pas en état de se régénérer, aucune mesure de gestion ne suffit à faire revenir le poisson.

02Objectif du programme

Expérimenter et déployer des solutions de restauration écologique favorisant la régénération des écosystèmes et le renouvellement des ressources halieutiques.

03Participer au programme

Appel à projetsEn cours de rédactionCahiers des chargesEn cours de rédaction
Programme d’action P3

Prévenir et réduire les pollutions en milieu marin

Appel à projets en construction
Cadre DSF Méditerranée
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En construction
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01Notre constat

  • 01

    La ressource se raréfie et les captures baissent.

  • 02

    Les écosystèmes marins se dégradent rapidement : perte de biodiversité, raréfaction de la ressource, pollution chronique.

  • 03

    Les entreprises de pêche s’en trouvent économiquement fragilisées.

  • 04

    Et l’image publique du métier de pêcheur se dégrade.

02Objectif du programme

Mobiliser les compétences et les moyens de la filière pêche pour contribuer à la prévention et à la réduction des pollutions affectant les milieux marins, tout en développant des activités rémunérées complémentaires pour les pêcheurs.

03Participer au programme

Appel à projetsEn cours de rédactionCahiers des chargesEn cours de rédaction
Programme d’action P4

Moderniser la filière (navires et engins de pêche)

Appel à projets en construction
Cadre DSF Méditerranée
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En construction
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01Notre constat

  • 01

    Des espèces non ciblées sont capturées accidentellement.

  • 02

    Des engins perdus en mer continuent de pêcher seuls : c’est le phénomène des filets fantômes.

  • 03

    Les arts traînants consomment beaucoup de carburant.

  • 04

    Les exigences réglementaires et environnementales s’accroissent.

  • 05

    Et les flottilles vieillissent, conçues pour un contexte qui n’est plus le nôtre.

02Objectif du programme

Accompagner le développement, l’expérimentation et le déploiement de navires et de matériels de pêche innovants répondant aux besoins économiques des professionnels et aux enjeux environnementaux de la pêche méditerranéenne.

03Participer au programme

Volet 1 · Décarbonation des flottilles
Appel à projetsEn cours de rédactionCahiers des chargesEn cours de rédaction
Volet 2 · Engins de pêche innovants
Appel à projetsEn cours de rédactionCahiers des chargesEn cours de rédaction
Notre cadre de référence

Une action alignée sur la stratégie de façade Méditerranée pour la mer et le littoral

Mare Durabilis s’inscrit dans une démarche de cohérence avec la politique publique de connaissance et de protection du milieu marin. Pour la façade Méditerranée, cette politique est rassemblée dans un document unique : le Document stratégique de façade (DSF), qui décline les directives européennes et la stratégie nationale pour la mer et le littoral.

Chaque projet financé par Mare Durabilis devra répondre à un objectif du DSF.

Comment ça marche

Deux voies pour financer l’action

Mare Durabilis finance des projets par deux voies complémentaires. Les appels à projets s’adressent aux porteurs extérieurs. Les cahiers des charges permettent à la fondation de conduire elle-même une action.

Cette page présente la mécanique générale. Mare Durabilis compte aujourd’hui quatre programmes d’action ; si le conseil d’administration décide d’en ouvrir de nouveaux, ils suivront la même mécanique. Les modalités précises (calendrier, critères, délais de candidature) figurent dans chaque appel à projets et chaque cahier des charges.

Voie 1

Les appels à projets

Chaque programme d’action donne lieu à un appel à projets. Les porteurs y répondent en sollicitant la forme de soutien adaptée à leur projet.

Chaque dossier est examiné par nos comités consultatifs, puis soumis à la décision du conseil d’administration.

Voie 2

Les cahiers des charges

Certains besoins n’appellent pas d’appel à projets. Lorsqu’un membre de Mare Durabilis identifie une action à conduire en propre, il la présente aux comités consultatifs ; elle est ensuite soumise à la décision du conseil d’administration.

Au sein de chaque programme

Les formes de soutien

  1. Soutien à la recherche scientifique (dans le cadre du programme P1, sauf exception)
  2. Soutien à des actions territoriales d’intérêt général
  3. Soutien à l’innovation d’une entreprise
  4. Soutien à une start-up
  5. Missions rémunérées pour les pêcheurs
  6. Mise à disposition de matériels
  7. Opérations de sensibilisation et de communication
Arbitrer

Comment nous choisissons la voie

Nous agissons en propre, sur cahier des charges, lorsque :

  • Aucun opérateur ne répond au besoin de la filière.
  • Les données produites doivent rester la propriété de l’écosystème Mare Durabilis, et aucun opérateur n’accepte de s’y engager.
  • Un candidat est déjà identifié, capable de répondre au besoin, et le conseil d’administration le juge le mieux placé pour réaliser le projet.
  • Les pêcheurs sont les principaux exécutants de l’action, dans le cadre de missions rémunérées organisées par la fondation.
  • L’urgence d’une situation impose une réponse incompatible avec les délais d’un appel à projets.

Nous passons par un appel à projets lorsque :

  • Des opérateurs compétents existent et peuvent porter le besoin : la mise en concurrence est alors possible, et préférable.
  • La propriété des données et des livrables peut être garantie à l’écosystème par contrat.
  • Le besoin appelle plusieurs solutions, et l’appel à projets permet de les explorer.
  • Le projet comporte un risque technique, financier ou opérationnel que la fondation n’a pas vocation à porter directement.
  • Le porteur apporte un cofinancement ou un effet de levier supérieur à ce que la fondation obtiendrait seule.
  • L’action relève d’un métier ou d’une compétence réglementée que la fondation n’exerce pas.
Étape par étape

Comment nous sélectionnons les projets

Les appels à projets

  1. 1
    Publication de l’appel à projets

    Le dossier de candidature et les modèles sont mis en ligne.

  2. 2
    Dépôt du projet

    Le dossier complet et consolidé : la fiche projet complétée, le budget consolidé, une lettre du porteur de projet et les pièces justificatives.

  3. 3
    Examen de recevabilité par le chef de projet

    Périmètre, pièces et rattachement à un programme. Réponse sous quinze jours.

  4. 4
    Présentation orale

    Le porteur présente son projet au chef de projet, accompagné d’au moins un membre d’un comité consultatif ou du conseil d’administration de Mare Durabilis. Mare Durabilis présente en retour son cadre applicatif permanent pour la sélection des projets.

  5. 5
    Ajustement du dossier

    Mise en conformité du volet gestion et versement des données avec le cadre applicatif permanent de Mare Durabilis. Le reste du dossier n’est pas rouvert.

  6. 6
    Instruction et évaluation

    Par les comités consultatifs indépendants : pêcheurs, scientifiques, partenaires économiques et institutionnels.

  7. 7
    Décision du conseil d’administration

    Notification de la décision aux porteurs.

  8. 8
    Conventionnement

    Signature de la convention de financement, puis démarrage des travaux.

Les cahiers des charges

  1. 1
    Identification du besoin

    Un membre de Mare Durabilis identifie une action utile à la filière, à conduire en propre.

  2. 2
    Avis des comités consultatifs

    Le projet est présenté aux comités consultatifs, qui rendent leur avis.

  3. 3
    Décision du conseil d’administration

    Le conseil d’administration décide d’engager le projet.

  4. 4
    Publication du cahier des charges

    Le cahier des charges est mis en ligne sur le site de la fondation.

  5. 5
    Appel à candidatures

    Les structures qui souhaitent mener le projet avec Mare Durabilis déposent leur candidature.

  6. 6
    Sélection du partenaire

    Le conseil d’administration sélectionne le partenaire, qui co-mène le projet avec la fondation.

Informations pratiques

Les critères que nous regardons avec attention

Chaque projet soumis à Mare Durabilis est étudié avec attention au regard de plusieurs critères clés. Ces critères nous permettent d’identifier les initiatives les plus pertinentes, utiles et impactantes pour la transition de la filière pêche vers un modèle durable et contribuant à la préservation des écosystèmes marins.

IPertinence environnementale et sociale
Impact environnemental
Le projet contribue à la préservation des écosystèmes marins ou à la réduction de l’impact environnemental de la pêche.
Implication des pêcheurs
Le projet associe les professionnels de la pêche à sa conception ou à sa mise en œuvre.
IIViabilité et faisabilité opérationnelle
Utilité opérationnelle
Le projet répond à un besoin concret du terrain et apporte une solution utile aux acteurs de la filière pêche.
Faisabilité terrain
Le projet peut être mis en œuvre dans des conditions réalistes et adaptées aux contraintes du métier.
Acceptabilité
Le projet est compréhensible, adapté et susceptible d’être adopté par les professionnels concernés.
IIIImpact et efficience
Effet filière
Le projet a un potentiel de diffusion et peut bénéficier à un grand nombre d’acteurs ou de territoires.
Coût / efficacité
Les moyens demandés sont proportionnés aux résultats attendus et à l’impact potentiel du projet.

Vous portez un projet innovant ?

Déposez votre dossier de demande de subvention et rejoignez notre réseau de porteurs de projets méditerranéens.

Mare Durabilis · Projets soutenus

Nos projets

Cliquez sur un projet pour en savoir plus et contribuer à son financement.

Montants prévisionnels au titre du fonds sur la période 2026-2029, sous réserve de validation par le conseil d’administration. Illustrations de la palangre connectée et de FishWind : vues d’artiste.

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Votre dossier de projet
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    10 caractères minimum.0 / 3000
    CRIÉE DE SÈTELOT N° 0427SARDINE12 kg · 1re vente
    CRIÉE DE SÈTELOT N° 0431ROUGET6 kg · 1re vente
    Saluti da Sète
    SÈTE1870
    SÈTE · HÉRAULT

    Mais au fait, la pêche méditerranéenne, c’est quoi ?

    Des gestes venus de toute la Méditerranée, cinq façons de pêcher, et des poissons qui font envie.

    Bienvenue à bord !

    Ici, on vous raconte la pêche de chez nous : d’où viennent nos gestes, comment on pêche aujourd’hui, qui pêche quoi, et ce qui arrive dans vos assiettes. Et pour vous mettre dans le bain, embarquez à bord de nos bateaux, en expériences virtuelles.

    L’équipe de Mare Durabilis

    Commencer la visite ↓
    Chapitre 1 · Une histoire au long cours

    Deux mille ans de pêche en Méditerranée

    Du garum romain au suivi par satellite : les gestes, les marchés et les règles qui ont façonné la pêche d’aujourd’hui.

    ← faites défiler →
    1. AntiquitéLe garum

      Salaisons et sauces de poisson circulent dans tout l’Empire romain.

    2. XVe s.Les prud’homies

      À Marseille, les pêcheurs se partagent les postes de pêche et règlent leurs différends entre eux.

    3. XVIe-XIXeLes madragues

      Des filets fixes barrent le passage des thons, de la Sicile à la Provence.

    4. 1850-1860Les Italiens

      Des pêcheurs de Cetara et de Gaète s’installent sur la côte française.

    5. ≈ 1900Le lamparo

      La pêche de nuit à la lampe et la salaison de l’anchois s’installent.

    6. 1937La tielle

      Le poulpe, capture dont personne ne voulait, devient une spécialité.

    7. 1939-1945La guerre

      Navires réquisitionnés, pêche à l’arrêt, migrations interrompues.

    8. 1949La CGPM

      Création de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée, sous l’égide de la FAO.

    9. Années 60La senne

      Elle remplace peu à peu la madrague pour le thon rouge.

    10. 1962Les rapatriés d’Algérie

      Des pêcheurs arrivent avec leurs chalutiers, plus grands et plus puissants : ils contribuent à moderniser la flottille.

    11. 1966L’ICCAT

      Convention internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique et de la Méditerranée.

    12. Années 70L’anchois

      Son marché se structure et prend de la valeur.

    13. 1976Convention de Barcelone

      Les pays riverains s’engagent ensemble pour la protection de la Méditerranée.

    14. 1983La pêche européenne

      Naissance de la politique commune de la pêche.

    15. 1985-1997Le sushi

      Le Japon achète le thon rouge ; les cages d’engraissement apparaissent.

    16. 2002-2007Fin des filets dérivants

      Interdits en Europe en 2002 ; la thonaille disparaît en France en 2007.

    17. 2006Le règlement Méditerranée

      Maillages, tailles minimales, chalut au-delà de 3 milles.

    18. 2007-2018Le thon rouge revient

      Plan de reconstitution de l’ICCAT, quotas, contrôle : le stock se reconstitue.

    19. 2019Méditerranée occidentale

      Un plan européen pluriannuel : l’effort des chalutiers se compte en jours.

    20. Aujourd’huiUne pêche artisanale

      À la journée, suivie en temps réel, sous autorisation européenne.

    Chapitre 2 · D’où viennent nos gestes

    Une pêche diverse, entre traditions locales et savoir-faire ancestraux

    La pêche du golfe du Lion est une histoire de rencontres. Depuis l’Antiquité, quand les Grecs fondent Agde, les gestes, les bateaux et les recettes circulent d’une rive à l’autre, et chaque port, avec sa prud’homie, les fait siens.

    Sur la côte catalane, la barque catalane et la salaison de l’anchois, pratiquée à Collioure depuis le Moyen Âge, relient le Roussillon à l’autre versant des Pyrénées. Au XIXe siècle, des familles de pêcheurs du golfe de Naples, de Cetara et de Gaète s’installent à Sète et au Grau-du-Roi : elles apportent leurs savoir-faire, leur langue et la tielle.

    En 1962, les pêcheurs rapatriés d’Algérie, souvent issus de familles espagnoles, italiennes ou maltaises, arrivent avec leurs chalutiers, plus grands et plus puissants que les barques locales. À Port-la-Nouvelle, ils contribuent à moderniser la flottille, et un nouveau port de pêche voit le jour.

    Pour le thon rouge, les madragues, tonnare de Sicile et de Sardaigne, almadrabas d’Espagne, filets fixes dressés sur le passage des bancs, ont fixé pendant des siècles le calendrier de la pêche. La madrague a existé aussi sur nos côtes ; elle a disparu, mais le thon rouge de ligne, lui, est resté.

    Sortie en mer au couchant
    Sète, le soir
    Le tri du filet
    Chapitre 3 · Aujourd’hui

    Une pêche raisonnée, encadrée, contrôlée

    Une pêche artisanale, à la journée, sous autorisation européenne en nombre limité. Ce que l’on pêche, où, quand et avec quel engin : tout est réglementé, enregistré et vérifiable.

    Des marées à la journée

    Une pêche artisanale : les navires partent et rentrent dans la journée, le poisson est débarqué le jour même. Seuls les thoniers senneurs sortent au large, un mois par an, de fin mai à fin juin.

    Des quotas pour le thon rouge, l’espadon, le germon et le merlu

    Thon rouge, espadon et thon germon : un quota de capture annuel fixé par l’ICCAT, en kilos, géré par des organisations de producteurs et réparti entre les navires. Merlu : un plafond de captures pour les filets fixes. Les autres espèces, et le merlu pêché au chalut, sont encadrées par l’effort de pêche, en jours, les zones et les engins.

    Des navires suivis

    Balises VMS et AIS pour le positionnement en temps réel, journal de bord électronique, déclaration eBCD pour le thon rouge, observateurs ICCAT embarqués sur les senneurs.

    Des engins et des zones réglementés

    Maillage et taille des engins encadrés, taille minimale des poissons, zones de pêche délimitées : le chalut ne travaille pas à moins de 3 milles de la côte, ni le week-end, ni les jours fériés.

    En arrière-plan : un contrôleur de l’ICCAT dans une senne, au milieu des thons rouges. Photo Yann Lescroël © Marine nationale.

    Chapitre 4 · Le cas du thon rouge

    Le thon rouge : de la crise au renouveau

    Pêché en Méditerranée depuis l’Antiquité, le thon rouge a connu en quelques décennies un essor, une crise grave, puis un redressement reconnu par les scientifiques. Une histoire où les pêcheurs ont été au cœur de l’effort de conservation.

    1. Avant 1960
      Des madragues aux filets côtiers

      Pendant des siècles, le thon est pris près du rivage, dans des pièges fixes, les madragues, qui disparaissent de nos côtes vers 1920. Il est ensuite pêché au filet, près de la côte : 300 à 500 tonnes par an le long des côtes françaises de Méditerranée.

    2. 1960 – 1975
      Naissance de la senne tournante

      Les premiers filets tournants à thon apparaissent en 1960 à Marseille, puis à Sète et à Port-Vendres. Leur essor doit beaucoup aux pêcheurs rapatriés d’Afrique du Nord en 1961 et 1962. À partir de 1974, un avion aide à repérer les bancs. Au milieu des années 1970, les captures atteignent 1 500 à 2 000 tonnes par an.

    3. 1966
      Une commission internationale

      La convention qui crée la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT) est signée. C’est elle qui fixe, encore aujourd’hui, les règles de pêche du thon rouge pour l’Atlantique et la Méditerranée.

    4. 1990 – 2008
      La ruée vers le sashimi

      L’engraissement en cages se développe autour de la Méditerranée, pour le marché japonais du sashimi. La pression devient intenable : selon les estimations, plus de 50 000 tonnes par an sont capturées entre 1998 et 2008 en Atlantique Est et Méditerranée, bien au-delà des quotas fixés, de 30 000 à 33 000 tonnes.

    5. 2006 – 2010
      Le sursaut

      En 2006, le stock est jugé proche de l’effondrement. L’ICCAT adopte un plan de reconstitution, et les pêcheurs acceptent de pêcher moins : quota réduit de 32 400 tonnes en 2006 à 12 900 tonnes en 2012, taille minimale relevée de 10 à 30 kg, saisons raccourcies, observateur à bord, déclaration de chaque capture. En France, un plan de sortie de flotte retire une partie des thoniers senneurs en 2009.

    6. 2017 – 2021
      Un stock qui se reconstitue

      En 2017, l’évaluation scientifique de l’ICCAT conclut que le thon rouge n’est plus surpêché. En 2020, des pêcheurs artisans français de Méditerranée, à la palangre et à la canne, sont les premiers de Méditerranée à obtenir le label MSC pour le thon rouge. En 2021, l’UICN reclasse l’espèce en « préoccupation mineure ».

    7. Depuis 2022
      Une gestion durable

      L’ICCAT adopte une procédure de gestion fondée sur la science : le quota de l’Atlantique Est et de la Méditerranée est fixé à 40 570 tonnes pour 2023‑2025. Au large, les thoniers senneurs ; près des côtes, les pêcheurs à la palangre et à la canne, à qui les senneurs cèdent une partie de leur quota. Depuis 2025, des pêcheurs posent eux-mêmes des marques électroniques sur les thons, avec l’Ifremer, pour mieux connaître leurs migrations.

    Sources : H. Farrugio, J. Duclerc, H. Tournier, « La pêche du thon rouge au filet tournant le long des côtes françaises de Méditerranée », Science et Pêche n° 268, 1977 (Ifremer, Archimer) · ICCAT, résumé exécutif du comité scientifique sur le thon rouge et recommandations 06-05, 22-09 et 23-07 · MSC, « Recent history of bluefin tuna » et communiqué du 26 octobre 2020 · Arrêté du 23 janvier 2009 (plan de sortie de flotte des senneurs de Méditerranée) · Ifremer, projet MARATHON (2025-2028).

    Chapitre 5 · Qui pêche quoi

    Cinq façons de pêcher, de la côte au large

    Chaque flottille a son engin, sa saison, ses espèces et son rythme. Les dessins sont des schémas de principe.

    01
    Le senneur encercle le banc, le semi-rigide tient la senne ouverte
    La cage de transfert : les thons restent vivants
    Au large · un mois par an

    Les thoniers senneurs

    Une senne tournante et coulissante de surface enveloppe le banc de thons rouges. Les poissons restent vivants : ils sont transférés dans une cage remorquée jusqu’à un site d’engraissement, puis destinés aux marchés du sushi.

    Navires25 à 45 m
    ZoneHauturière, au-delà de 12 milles
    SaisonDu 26 mai au 24 juin
    EspèceThon rouge exclusivement
    EncadrementDroit de pêche international ICCAT · autorisations européennes en nombre limité · quota de capture annuel · période limitée · observateur ICCAT embarqué · taille minimale
    senne tournante : le filet encercle le banc, puis se ferme par le bas (la coulisse)
    02
    Le filet calé à l’aube, flotteurs en ligne
    Le tri du filet
    À portée de côte · chaque jour

    Les petits métiers

    Filets, casiers, pots à poulpe, palangres à main, cannes et lignes : de petites unités polyvalentes, des captures journalières de faibles volumes, vendues en criée, à des mareyeurs ou en direct, sur l’étal ou aux restaurateurs.

    NaviresMoins de 18 m
    ZoneCôtière, entre 1 et 5 milles
    SaisonToute l’année, selon les espèces
    EspècesPlus de 50 : poulpe, sole, daurade, loup, pageot, sar, rouget…
    EncadrementAutorisations européennes selon les métiers · zones délimitées · maillage et taille d’engin réglementés · taille minimale
    trémail / filet maillant posé sur le fond : le petit métier par excellence
    pots à poulpe et casiers : posés sur le fond en ligne, relevés le lendemain
    canne ou ligne tenue : un poisson à la fois, ferré et remonté à la main
    03
    Retour au port
    Le plateau du golfe du Lion · à la journée

    Les chalutiers

    Une poche de filet traînée à l’arrière du navire, sur le fond ou entre deux eaux. Des marées de moins de 24 heures, ni week-end ni jours fériés, et un débarquement en criée. Chaque navire est suivi en temps réel et enregistre ses captures dans un journal électronique.

    Navires18 à 25 m
    ZoneCôtière, entre 3 et 50 milles
    RythmeMarées de moins de 24 h
    EspècesPlus de 90 : merlu, sole, baudroie, calamar, loup, sardine, anchois, maquereau…
    EncadrementAutorisation européenne en nombre limité · quota d’effort de pêche annuel en jours · zones délimitées · maillage réglementé · taille minimale · pas de quota de capture
    chalut de fond : deux panneaux ouvrent le filet, traîné sur le fond
    chalut pélagique : la poche est traînée entre deux eaux, derrière le navire
    04
    La palangre lovée dans son baquet, hameçons rangés sur le bord
    Bouées et flotteurs de palangre à bord
    Bouées et flotteurs de la palangre, prêts à être mouillés
    Thon rouge et espadon · de nuit

    Les palangriers

    Une ligne principale porte, à intervalles réguliers, des lignes munies d’hameçons appâtés. Les poissons, de 20 à 100 kg, sont pêchés de nuit, débarqués et vendus le matin, en frais.

    ZoneCôtière à la journée, entre 3 et 12 milles
    SaisonDe mars-avril jusqu’à l’épuisement du quota, vers la mi-décembre
    EspècesThon rouge, espadon
    VenteLe plus souvent de gré à gré, à des mareyeurs
    EncadrementDroit de pêche international ICCAT · autorisations européennes en nombre limité · balise VMS · déclaration eBCD · quota de capture annuel · période de pêche · taille minimale
    palangre de surface : ligne mère flottante, avançons et hameçons appâtés
    05
    Retour de nuit : les caisses de sardines et d’anchois débarquées sous les projecteurs
    La nuit, à la lampe · l’été

    Les lamparos

    Une senne tournante et coulissante, très sélective, qui garde le poisson vivant jusqu’au bout ; on le ramène à bord au salabre, une grande épuisette, pour ne pas l’abîmer. En surface pour les poissons bleus, au fond pour les poissons de roche. De nuit, avec une lampe : c’est le lamparo.

    Navires12 à 18 m
    ZoneCôtière, entre 1 et 5 milles
    SaisonLes mois d’été
    EspècesSardine, anchois, daurade, sar
    EncadrementAutorisation européenne en nombre limité · quota d’effort de pêche annuel en jours · engin réglementé · taille minimale
    lamparo : de nuit, la lampe rassemble le banc ; la senne l’encercle
    Chapitre 6 · À vous de jouer

    Après la pêche, la criée

    Le poisson débarqué est vendu aux enchères. Vous êtes acheteur : les bacs défilent, le prix baisse sur le cadran : le premier qui appuie emporte le lot. Remplissez la commande de votre restaurant au meilleur prix, sans vous faire doubler.

    Vente au cadran dégressif

    À la criée, le prix de chaque lot descend sur le cadran. Le premier acheteur qui appuie sur son boîtier l’emporte à ce prix. Trop tôt, vous payez cher ; trop tard, un autre acheteur vous le prend.

    • Appuyez sur Espace, cliquez ou touchez l’écran pour acheter.
    • N’achetez que ce qui est sur votre commande, sans dépasser le budget.
    • La qualité compte : un lot Extra vaut plus qu’un lot B.
    • Le cours du jour s’affiche sur le cadran : sous ce prix, c’est une bonne affaire.
    Prix fictifs, pour le jeu.
    Chapitre 7 · Ce que nous pêchons

    Des poissons qui nourrissent, et qui font envie

    Trois familles, trois profils nutritionnels, et une même promesse : du poisson sauvage, pêché à quelques milles, débarqué le jour même. Valeurs indicatives pour 100 g de produit cru, d’après la table Ciqual de l’ANSES.

    Loup entier sur la planche
    Loup, tomate, oignon, persil
    Maquereau mariné
    Maquereau mariné, fenouil
    Poulpe grillé
    Poulpe grillé
    Poissons sur la plaque, prêts pour le four
    Prêts pour le four
    Rougets au four
    Rougets de roche
    Peau de maquereau
    La robe du maquereau
    Seiche fraîche
    Seiche du jour
    Crevettes crues
    Crevettes du large
    Assiette de poisson
    Du bateau à l’assiette
    Cheffe en cuisine
    En cuisine
    Oméga-3 · protéines complètes · lipides · vitamines A et D

    Poissons gras

    Le « gras utile » de la mer : des acides gras oméga-3 à longue chaîne (EPA et DHA), des protéines complètes et deux vitamines rares dans l’alimentation, la D et l’A.

    ≈ 1 à 3 gd’oméga-3 EPA + DHA pour 100 g, selon l’espèce et la saison
    ≈ 20 gde protéines complètes pour 100 g
    5 à 15 µgde vitamine D pour 100 g, pour 15 µg recommandés par jour
    Sardine

    Poisson bleu, pêché à la senne et au lamparo, au chalut pélagique.

    Fiche complète +
    Anchois

    Pêché de nuit au lamparo, au chalut pélagique. Salé : une tradition sétoise.

    Fiche complète +
    Maquereau

    Poisson de banc, pêché au chalut. Parmi les plus riches en oméga-3.

    Fiche complète +
    Thon rouge

    Pêché à la palangre, à la ligne et à la senne tournante, sous quota ICCAT.

    Fiche complète +
    Espadon

    Pêché à la palangre, de nuit, du printemps à l’hiver.

    Fiche complète +
    Vitamines B · protéines maigres · iode, sélénium, phosphore

    Poissons maigres

    Moins de 3 g de lipides pour 100 g, des protéines de haute qualité et des micronutriments que l’on trouve peu ailleurs : iode, sélénium, phosphore, vitamines B3, B6 et B12.

    18 à 20 gde protéines pour 100 g, avec tous les acides aminés indispensables
    < 3 gde lipides pour 100 g
    Iode · séléniumdeux oligo-éléments dont la mer est la première source
    Merlu

    Le poisson du chalut de fond, sur le plateau du golfe du Lion.

    Fiche complète +
    Daurade

    Pêchée au lamparo, aux filets et aux lignes des petits métiers.

    Fiche complète +
    Loup

    Pêché au chalut, au filet et à la ligne.

    Fiche complète +
    Sole

    Poisson plat des fonds sableux, au chalut de fond et au trémail.

    Fiche complète +
    Rouget

    Aux filets des petits métiers et au chalut de fond.

    Fiche complète +
    Baudroie

    Chair ferme : espèce phare du chalut de fond.

    Fiche complète +
    Sar

    Sparidé des fonds côtiers, aux filets, aux lignes et au lamparo.

    Fiche complète +
    Protéines maigres · fer, zinc, cuivre · vitamine B12 · iode

    Céphalopodes

    Très peu de lipides, des protéines faciles à digérer et une concentration remarquable en minéraux et en vitamine B12.

    B12parmi les produits de la mer les plus riches
    Fer · zinc · cuivredes minéraux bien assimilés
    ≈ 1 gde lipides pour 100 g
    Poulpe

    Aux pots des petits métiers et au chalut de fond.

    Fiche complète +
    Seiche

    Au chalut de fond et aux filets, selon la saison.

    Fiche complète +
    Calamar

    Au chalut, pêché avec les autres espèces du plateau.

    Fiche complète +
    Sardine · Anchois · Maquereau · Thon rouge · Espadon · Merlu · Daurade · Loup · Sole · Rouget · Baudroie · Sar · Poulpe · Seiche · Calamar · Sardine · Anchois · Maquereau · Thon rouge · Espadon · Merlu · Daurade · Loup · Sole · Rouget · Baudroie · Sar · Poulpe · Seiche · Calamar ·
    Sources — ANSES, table Ciqual 2020 ; ANSES, référence nutritionnelle vitamine D (15 µg/j) ; règlement (CE) n° 1967/2006 (pêche en Méditerranée) ; règlements (CE) n° 1239/98 et n° 812/2004 (filets dérivants) ; CICTA/ICCAT, thon rouge ; DGAMPA, réglementation des pêches ; Musée de la mer de Sète.
    Mare Durabilis · Mécénat

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